Le mutisme (s)électif
De quoi s’agit-il? Le mutisme électif (aussi appelé mutisme sélectif) est un dérangement psychique qui la plupart du temps commence au cours de la seconde jusqu’à la cinquième année scolaire. Les enfants affectés sont susceptibles de parler, mais ils le font seulement avec un groupe social particulier (la plupart du temps avec les parents ou les proches parents) ; souvent ils parlent très fréquemment avec ce groupe. Le cesser de parler, qui a des raisons émotionnels, ne peut pas être expliqué avec une sympathie ou une antipathie consciente en face d’une personne. Ces derniers temps, les scientifiques ont discuté si le mutisme électif est un sous-type de la phobie sociale.
Qui est affecté? Ils n’existent pas des nombres représentatifs pour la Suisse. Les contributions scientifiques parlent souvent de 2 jusqu’à 5 enfants dans un total de 10000. Dans la littérature germanophone on parle de 1 de 1000 enfants. Une chose est sûre: les filles sont affectées deux fois plus que les garçons. En plus, un cesser de parler temporaire des enfants en face des adultes peut être observé souvent lors de l’entrée à l’école.
Quelles sont les causes possibles? Il n’existe pas un déclencheur évident et ponctuel du mutisme électif. Les facteurs de risque peuvent être: un développement de la langue retardé, une personnalité timide ou presque anxieuse, une inhibition à parler (même en face de la famille) ou le fait d’être bilingue lors de la migration. Seulement dans des cas spécifiques des expériences traumatisantes peuvent jouer un rôle décisif (p. ex. des personnes qui doivent garder un secret de famille ou qui ont souffert de maltraitance infantile etc.).
Comment peut-on réagir? Également à des autres comportements frappant, on part du principe qu’un traitement de bonne heure puisse prévenir à une atteinte ultérieure du développement de l’enfant. En vue du diagnostique et du traitement de la maladie, la meilleure chose est contacter un pédopsychiatre, un psychologue scolaire ou un orthophoniste. Si possible, toute la famille devrait être inclue dans ce procès. Dans la plupart du temps le symptôme du mutisme disparait pendant la jeunesse.
Organisations d‘entraide: En Allemagne, l’association „Mutismus Selbsthilfe Deutschland“, qui a l’intention de présenter la maladie au public, existe depuis trois ans et demi. Des ateliers se tiennent régulièrement et les personnes affectés et les proches parents échangent leurs expériences sur le site Internet www.mutismus.de. En Suisse, jusqu’au temps présent, il n’y a pas des groups d’entraide, mais nous sommes en train de créer un groupe pareil. Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec nous sous l’adresse suivante: info@mutismus.ch.
Aide ultérieure: service de psychologie scolaire du canton de Zurich, Tel. 043 499 26 26.
Références bibliographiques: Boris Hartmann et al.: Gesichter des Schweigens, 2005, 53.90 Fr. – Nitza Katz-Bernstein: Selektiver Mutismus bei Kindern, 2007, 42.70 Fr.
